Une entreprise de l’Ontario utilise des bioplastiques comme matériaux d’impression 3D

inksmith-1-webPar Kelly Daynard pour AgInnovation Ontario

Kitchener – Durant ses études en développement international à l’Université Wilfrid Laurier de Waterloo, Jeremy Hedges s’intéressait déjà aux entreprises qui font figure de chefs de file en matière d’innovation environnementale.

Diplômé depuis un an, cet entrepreneur est propriétaire d’Inksmith, une entreprise d’impression 3D de Kitchener dont la notoriété s’étend rapidement en raison de son travail de pointe visant à intégrer les bioplastiques à sa technologie.

Inksmith est une imprimerie 3D offrant tous les services d’impression 3D, dont la vente d’imprimantes 3D et de filament, ainsi que des services d’impression et de conception. L’impression 3D est une technique qui permet d’imprimer (ou de fabriquer) des objets solides en trois dimensions à partir d’un fichier numérique en utilisant du plastique (ou des bobines de filament) comme matériau.

En avril 2016, cette entreprise a été l’une des cinq équipes choisies dans le cadre du programme Google for Entrepreneurs. Cette désignation donne à l’équipe d’Inksmith un accès à du mentorat offert par des experts en génie, en marketing et en relations publiques de Google. Ce sont là des ressources extraordinaires pour une nouvelle entreprise.

Le succès immédiat d’Inksmith témoigne du potentiel considérable qu’offre ce secteur.

« Nous avons connu un départ en lion », reconnaît M. Hedges.inksmith2-webAu cours de son premier mois d’activité, l’entreprise a vendu toutes ses imprimantes et presque tous ses matériaux d’impression. M. Hedges cherche actuellement à embaucher de nouveaux employés pour suffire à la demande.

Son objectif est d’amener son entreprise à utiliser exclusivement des matériaux d’origine agricole, et il compte sur les bioplastiques pour concrétiser cette vision.

Jusqu’ici, InkSmith a essayé des résines d’origine végétale, et elle utilise maintenant du polylactide polymère (PLA), un plastique biodégradable à base de maïs ou de soja, dans le cadre de ses contrats de prototypage.

« Nous utilisons le PLA dans la mesure du possible », dit-il.

Le biofilament est un substitut écologique aux plastiques ordinaires à base de pétrole, qui sont décriés pour leurs répercussions négatives sur l’environnement.

Toutefois, l’utilisation de produits biodégradables comporte sa part de difficultés. Par exemple, l’essai d’une nouvelle sorte de résine a donné des couches d’impression défectueuses. Il a donc fallu mener des recherches plus poussées dans l’espoir de trouver un mélange qui se prêterait aux applications à grand volume.

L’entreprise a aussi essayé des plastiques recyclés, mais M. Hedges s’est rendu compte que les matériaux recyclés ne conservent pas leurs caractéristiques lorsqu’ils se dégradent, ce qui les rend inutilisables pour la fabrication de filament pour ses imprimantes.

M. Hedges croit que tous les aspects de son entreprise doivent être respectueux de l’environnement. C’est pourquoi il a établi un partenariat avec Trees for the Future, un programme de plantation d’arbres en Afrique subsaharienne. Par cette initiative, il s’engage à planter cinq arbres pour chaque bobine de filament d’un kilogramme kilogramme de bobine de filament qu’il vend. Comme il vend entre 500 et 750 bobines chaque mois, Inksmith pourrait faire planter presque 200 000 arbres par année.

« Les entreprises peuvent redonner à la communauté et elles devraient le faire », répond simplement M. Hedges lorsqu’on lui demande quelle est sa philosophie d’entreprise.

Images: Inksmith