Les agriculteurs ontariens connaissent un succès « sucré » avec le sirop de bouleau

Laura, Konrad, Adam, Jake, Bert, Kathy and Roxy (the dog) Beilke - web

à gauche, Laura, Konrad, Adam, Jake, Bert, et Kathy Beilke ainsi que Roxy le chien.

Par Jeanine Moyer, pour AgInnovation Ontario

Moorefield (Ontario) – Pour Bert et Kathy Beilke, ce qui a commencé il y a plus de 20 ans comme une passion pour la culture de produits alimentaires et un rapprochement avec la nature, c’est depuis transformé en un produit alimentaire novateur.

Le sirop de bouleau doré est un sirop mi-sucré conçu à partir de la sève de bouleaux jaunes retrouvés sur la ferme Wagram Springs Farm du couple Beilke, dans le comté de Wellington, près de Moorefield.

« Toujours à l’étape de nouveau produit pour l’Ontario, le sirop de bouleau offre de nombreuses possibilités uniques », indique Kathy. « Ce sirop est souvent utilisé comme édulcorant naturel ou comme ingrédient, et est devenu très populaire auprès de nos clients. »

En moins de cinq ans, le couple Beilke est passé de la recherche, à la production et à la distribution de ce produit alimentaire unique. Déjà familiers avec la production du sirop d’érable, et avec l’aide de leurs quatre enfants, Bert et Kathy se sont lancés dans la production du sirop de bouleau en 2013.Tap lines - web« Comme nous en avions déjà entendu parler, nous avons fait nos recherches et entaillés certains arbres pour l’essayer. Nous avons été agréablement surpris et depuis ce temps, nous avons accru notre production chaque année », indique Kathy.

Le sirop de bouleau est plus fréquent dans les zones à forte croissance de bouleaux blancs, comme dans le nord de l’Ontario, l’Alaska, le Yukon et l’est des États-Unis. Le couple Beilke entaille les bouleaux jaunes, pour en extraire un sirop de bouleau doré unique.

Le processus est similaire à celui utilisé pour le sirop d’érable. Les bouleaux sont entaillés et la sève est recueillie et bouillie pour éliminer l’excès d’eau. Le rapport entre la sève et le sirop est supérieur avec le bouleau. Environ 100 litres de sève sont requis pour obtenir un litre de sirop.

Une température plus chaude est requise pour que la sève de bouleau coule. La saison s’amorce souvent lorsque la saison du sirop d’érable se termine, à la fin du mois de mars, et donne un sirop doré et riche qui gagne en popularité.

« Notre sirop est déjà vendu dans sept points de vente au détail locaux, il est distribué dans les restaurants et aux chefs cuisiniers par l’entremise d’un courtier en denrées alimentaires, en plus d’être régulièrement présenté dans les restaurants locaux », mentionne Kathy, responsable de la commercialisation. « Notre marché cible est la catégorie des aliments gastronomiques. Donc, nous participons à beaucoup de foires alimentaires. »

Kathy offre des échantillons de produits lors d’événements et de foires alimentaires. Elle indique avoir remarqué un intérêt grandissant pour ses produits, principalement par les consommateurs de 20 à 40 ans. Elle mentionne : « Ils semblent être plus axés sur les aliments naturels, veulent savoir d’où proviennent leurs aliments et sont ouverts à l’exploration de nouveaux goûts. »

Contrairement au sirop d’érable, la teneur en sucre du sirop de bouleau contient du fructose et du glucose. Kathy croit que cela pourrait offrir des possibilités pour des produits alimentaires dévirés du bouleau.

Wagram Springs s’est déjà associée avec un chef cuisinier local pour confectionner des caramels à base de sirop de bouleau, une autre gâterie très appréciée à l’occasion de foires alimentaires. Kathy s’est également associée avec l’Université de Guelph et le Collège Niagara pour obtenir de l’assistance avec l’étude de marché, pour le développement de nouveaux produits et d’aliments dérivés du bouleau.

« Peu de recherches ont été effectuées dans ce domaine et nous croyons qu’il y a beaucoup de possibilités pour l’utilisation de bouleau dans la cuisine de tous les jours ou comme aliment fonctionnel nutraceutique », indique Kathy.

Depuis quelques années à peine, à faire du sirop de bouleau, Kathy et sa famille ont parcouru un long chemin. Elle mentionne que son plus gros défi est de convaincre les gens d’essayer quelque chose de nouveau.

Kathy et Bert sont chanceux d’avoir l’aide de leurs enfants pour tous les aspects de la production du sirop… en passant par l’entaillage, le bouillage, l’embouteillage et l’échantillonnage lors de foires alimentaires.

« Nous avons toujours eu une passion de promouvoir les aliments sains locaux, et c’est agréable d’être en mesure d’offrir quelque chose d’unique provenant de notre propre ferme », indique Kathy.

Pour en apprendre davantage sur la famille Beilke et le sirop de bouleau, veuillez visiter le site Web wagramsprings.ca.

Images: Jeanine Moyer for AgInnovation Ontario