Une étiquette écologique, un produit traçable

Une entreprise du comté d’Essex remporte un succès à l’international avec ses étiquettes en papier et sa technologie d’automatisation

Par Matt McIntosh

Windsor – Garantir la traçabilité des produits est essentiel pour les transformateurs d’aliments, et une entreprise du comté d’Essex spécialisée en automatisation agricole aide ces transformateurs à améliorer leur démarche de manière durable depuis 27 ans.

« Il y a 30 ans, nous n’entendions pas parler d’automatisation dans le domaine de l’agriculture, mais il y avait de toute évidence un besoin », affirme Joe Sleiman, fondateur et président d’Ag-Tronic Control Systems, une entreprise de technologies d’automatisation située près de Windsor.

« Nous avons commencé par chercher des moyens d’aider les producteurs maraîchers locaux à améliorer l’efficacité de leurs opérations d’une façon plus durable. Aujourd’hui, nous travaillons avec des clients partout au Canada, aux États-Unis et au Mexique, et nous serons bientôt en Amérique du Sud, en Europe et en Australie », ajoute l’entrepreneur. Continuer la lecture

L’ADN ne ment pas : une nouvelle technologie permet l’authentification de produits alimentaires

Steven Newmaster

Jane Robinson

Guelph – Depuis déjà quelque temps, les scientifiques peuvent attribuer des codes à barres aux séquences d’ADN uniques de nombreux organismes et consigner ces informations dans des bases de données. Aujourd’hui, ils mettent cette technologie à l’épreuve afin d’authentifier divers produits alimentaires.

Steven Newmaster, professeur à l’Université de Guelph, aide les fabricants de produits alimentaires à vérifier que les produits qu’ils utilisent ne contiennent aucun ingrédient falsifié.

Des scientifiques de l’Université de Guelph ont inventé le codage à barres de l’ADN en 2003. En commençant par les séquences génétiques d’animaux et de plantes, ils sont parvenus à répertorier plus de 60 000 espèces végétales à ce jour. M. Newmaster, directeur de la Natural Health Products Research Alliance (alliance de recherche sur les produits de santé naturels) de l’Université de Guelph, s’est posé la question à savoir comment l’industrie des aliments ou des produits de santé naturels pourrait utiliser les données consignées.

À partir de ces codes à barres catalogués, il a d’abord mis au point de nouvelles bases de données génétiques pour les espèces végétales commerciales utilisées en agriculture et dans la fabrication de produits alimentaires. Cette étape a ensuite mené à la création d’un nouvel outil pour lutter contre la fraude alimentaire – la pratique d’utiliser des ingrédients de substitution moins coûteux dans l’industrie alimentaire – qui permettra bientôt aux fabricants de procéder à l’analyse des produits dans leurs propres installations. Continuer la lecture

Nourrir les collectivités isolées en toutes saisons

The Growcer met la production alimentaire à la portée de tous

Par Lisa McLean

Ottawa – Qu’est-ce qui nous incite à visiter une collectivité isolée du Canada, voire à y vivre? Peu citeront l’offre de produits frais…

Dans de nombreuses régions situées loin de systèmes traditionnels de production alimentaire, l’approvisionnement en légumes frais est irrégulier et coûteux en raison de la distance et de l’effort requis pour les y amener.

Grâce à une entreprise d’Ottawa vouée à améliorer l’accès aux aliments frais, les collectivités isolées peuvent désormais cultiver des légumes à longueur d’année au moyen de systèmes de culture en conteneur.

Corey Ellis, président-directeur général et cofondateur de The Growcer, explique que l’entreprise propose des systèmes hydroponiques prêts à utiliser qui permettent à des entrepreneurs locaux de cultiver des légumes à des fins commerciales, et ce, même lorsque la température extérieure descend à 50 degrés sous zéro.

« Nous savions que tout système de production alimentaire que nous allions créer pour des régions isolées ou de l’Arctique devait être facile à livrer dans des collectivités dont l’accès routier est limité et prêt à utiliser sans l’aide de gens de métier spécialisés », affirme M. Ellis. Continuer la lecture

Un nouveau test de dépistage d’une anomalie génétique chez les verrats permet d’accroître la taille des portées

Allan King

Par Jeanine Moyer

Guelph – Un nouveau test de dépistage d’une anomalie génétique permet d’accroître la taille des portées chez les porcs au Canada. Après plus de 25 années de recherche génétique, Allan King a décelé une anomalie chromosomique chez des reproducteurs mâles, incluant les verrats, qui se traduit par la production de portées de plus petites tailles, et il a mis au point un processus de dépistage génétique de cette anomalie de la fertilité.

« Chez les verrats, les porcs mâles, cette anomalie chromosomique se traduit par une hypoprolificité, qui est généralement de 3 ou 4 porcelets ou moins par portée », explique M. King, professeur et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en biotechnologie de la reproduction animale au Collège vétérinaire de l’Ontario (Université de Guelph). « Cette hypoprolificité peut se traduire par des pertes de revenu pouvant aller jusqu’à 100 $ en moyenne par portée. Nous avons mis au point un test sanguin simple qui permet de déceler les verrats porteurs de l’anomalie chromosomique en question et d’écarter la source du problème de fertilité avant toute reproduction, garantissant à tout le moins la production de portées de taille moyenne. »

Environ 2 % des porcs sont porteurs de l’anomalie chromosomique. Lorsque ceux-ci sont sélectionnés dans le cadre d’un programme de reproduction, ils peuvent transmettre le matériel génétique dont ils sont porteurs à leur progéniture, perpétuant ainsi le problème de fertilité d’ordre génétique. Continuer la lecture

De nouvelles variétés de fruits tendres de l’Ontario se révèlent prometteuses

Par Lilian Schaer

Vineland (Ontario) – Cinq nouvelles variétés de fruits tendres actuellement à l’essai au Vineland Research and Innovation Centre (Vineland) se révèlent prometteuses et se rapprochent d’une mise sur le marché.

Le Tender Fruit Evaluation Committee (comité d’évaluation des fruits tendres), mis sur pied en 2012 et composé de producteurs, de pépinières, de négociants de fruits et de détaillants, a retenu deux variétés de pêchers et deux variétés d’abricotiers ainsi qu’une variété de pruniers jaune comme celles offrant le plus grand potentiel parmi quelque 30 sélections faisant partie d’un nouveau projet quinquennal de développement des variétés.

Depuis 2014, plus de 2 000 pêchers, nectariniers, poiriers, pruniers et abricotiers ont été plantés sur 18 sites de production commerciale en Ontario. Le Vineland avait obtenu ces arbres dans le cadre de contrats de licence avec l’Université de Guelph et d’anciens programmes de sélection mis en place par Agriculture et Agroalimentaire Canada.

« Nous voyons des variétés intéressantes. Les essais sur place dans les vergers des producteurs commerciaux nous ont permis de constater que les variétés résistent aux conditions climatiques et que la qualité des fruits est bonne, nous permettant ainsi d’entreprendre de nouveaux essais au cours des prochaines années », mentionne Michael Kauzlaric, agent de prospection en technologie et aide aux producteurs de Vineland. « Nous plantons des arbres chaque année depuis 2014, et nous espérons réaliser d’autres évaluations en 2018 pour renforcer l’idée que ces variétés ont du mérite. » Continuer la lecture