Redéfinir les « super-aliments » : Cet additif pour l’eau à base de maïs combat le feu

Par Lisa McLean

Belleville – Les pompiers utilisent généralement des mousses et des gels à base de pétrole pour maîtriser les incendies, mais les effets persistants de ces produits – sur le sol, les voies navigables et les pompiers eux-mêmes – ont récemment été remis en question.

À présent, un nouveau concurrent est arrivé sur le marché; il s’avère aussi efficace que les mousses traditionnelles et il est fabriqué entièrement à partir de produits alimentaires, dont du maïs de l’Ontario.

L’entreprise FireRein, située à Napanee, est la grande idée de l’ancien pompier Quincy Emmons et de l’entrepreneur de la région Steven Montgomery. Au printemps 2018, l’entreprise a annoncé une entente avec Ethonus, une société de portefeuille technologique américaine, pour développer les possibilités d’utilisation du produit Eco-GelMC au sein de l’armée américaine.

« Eco-Gel est un additif pour l’eau breveté qui se transforme instantanément en hydrogel extincteur lorsqu’il est ajouté à un courant d’eau aux concentrations requises », explique Rui Resendes, président-directeur général de FireRein. « Il a été prouvé qu’Eco-Gel permet d’éteindre les feux de classe A et de classe B en moitié moins de temps que les mousses et gels traditionnels. » Continuer la lecture

Une ferme intelligente grâce à « l’Internet des objets »

Par Lisa McLean

Kitchener – Et si la surveillance des réglages de température était automatisée et qu’un silo pouvait lui-même aviser les fournisseurs lorsqu’il est presque vide?

Voici l’idée derrière une toute nouvelle forme de technologie que l’on appelle « l’Internet des objets » (IdO), qui permet aux fermes et aux entreprises œuvrant dans le domaine alimentaire au Canada d’obtenir de meilleurs résultats commerciaux.

Kyle Arbuckle, de l’entreprise blueRover située à Kitchener, en Ontario, indique que l’agriculture et l’alimentation constituent un secteur important pour l’entreprise, qui sert des clients partout en Amérique du Nord.

Dans le domaine de l’agriculture, blueRover met au point de nouvelles façons rentables de prévenir les producteurs agricoles lorsque les conditions ne sont pas optimales à la ferme et au sein de la chaîne du froid.

« Nos activités sont axées sur l’innocuité des aliments et les autres résultats commerciaux qui permettent aux entreprises d’atténuer les risques, d’assurer la conformité, de diminuer les coûts et de se distinguer des concurrents », affirme M. Arbuckle. Continuer la lecture

Des pelouses plus durables grâce à des recherches menées en Ontario

Par Tiffany Mayer

Michael Brownbridge éprouve un grand respect pour une simple pelouse.

Tout d’abord, l’herbe possède une remarquable capacité de survie. Pendant les sécheresses, ces plaques d’herbes brunes qui semblent mortes sont tout simplement en dormance jusqu’à ce que les prochaines grandes pluies leur redonnent leur couleur verte resplendissante.

Durant les journées chaudes, les pelouses expulsent l’humidité présente dans l’air pour refroidir les environnements urbains.  Elles agissent également comme des éponges qui retiennent l’humidité après de fortes pluies pour ensuite la libérer lentement au profit des arbres et autres plantes qui poussent à proximité. Elles ont également la capacité de retenir et de filtrer les polluants.

« C’est une des plantes les plus exceptionnelles de la planète », affirme M. Brownbridge. Continuer la lecture

Des marchés à échelle mobile de prix facilitent l’accès à des fruits et légumes frais

Par Lisa McLean

Guelph – Des centaines de variétés de fruits et de légumes sont cultivées en Ontario chaque année, mais de nombreux Ontariens ont encore de la difficulté à accéder à ces aliments. À présent,  un programme novateur d’accessibilité alimentaire mené à Guelph aide les membres de sa collectivité à acheter des fruits et légumes frais.

The SEED, un projet alimentaire communautaire qui met en œuvre des programmes pour remédier à l’insécurité alimentaire dans la collectivité, offre des marchés hebdomadaires d’aliments frais et abordables dont les prix sont établis selon une échelle mobile. Ces marchés, ouverts quelques heures par semaine dans deux quartiers de Guelph, offrent une grande sélection de fruits et de légumes frais aux résidents qui pourraient avoir de la difficulté à manger sainement, notamment en raison de leur revenu ou de problèmes à se déplacer.

« À notre marché, c’est le client qui choisit ce qu’il veut payer », explique Becca Clayton, coordinatrice des marchés alimentaires communautaires du programme The SEED. « À l’extrémité inférieure de l’échelle, nous fixons les prix aussi bas que possible tout en nous assurant de couvrir nos frais. L’extrémité supérieure correspond au prix de détail. Les clients peuvent payer le prix de détail ou le prix réduit, ou encore choisir un prix entre les deux – nous ne leur posons pas de questions. »

Bien que le premier de ces marchés ait ouvert ses portes au Centre de santé communautaire de Guelph, au centre-ville, il y a moins d’un an, ce programme est déjà en pleine expansion. En avril 2018, un deuxième marché s’est installé dans l’Est de la ville, dans un secteur qualifié de désert alimentaire (c.-à-d. situé à une grande distance des épiceries). Continuer la lecture

Technique de stérilisation des insectes prometteuse pour la lutte contre un insecte ravageur du poivron de serre

image: parLilian Schaer, AgInnovation Ontario

Par Jane Robinson

Les producteurs de poivrons de serre de l’Ontario sont aux prises avec un insecte ravageur très envahissant, mais ils ne disposent que de très peu de moyens de lutte efficaces pour en venir à bout. En effet, le charançon du poivron menace le secteur ontarien du poivron de serre de 420 millions de dollars – une culture à rentabilité élevée qui couvre une superficie d’environ 520 hectares (1 285 acres) en Ontario.

Une chercheure de l’Université de Guelph, Dre Cynthia Scott-Dupree, met actuellement à l’essai une stratégie de lutte génétique qui pourrait bien apporter aux producteurs un espoir dont ils ont tant besoin.

« Le charançon du poivron a commencé à causer d’importantes pertes économiques en Ontario en 2015 », affirme Mme Scott-Dupree, professeure à l’École des sciences de l’environnement et titulaire de la chaire Bayer en matière de lutte antiparasitaire durable. « Aucun insecticide efficace contre l’insecte adulte n’existe vraiment, et les dommages directs causés aux poivrons ne sont pas apparents tant que le fruit n’est pas coupé. »

Les charançons femelles adultes pondent un seul œuf dans une perforation à la surface du poivron. Après l’éclosion de l’œuf, les larves s’alimentent à l’intérieur du poivron. L’insecte adulte émerge à l’intérieur du fruit, s’y alimente un peu plus, s’y accouple, puis en sort. Et le cycle recommence.

Il y a environ cinq ans, Mme Scott-Dupree a commencé à travailler à la mise au point d’une technique de stérilisation des insectes (TSI) visant à lutter contre la mineuse s’attaquant aux chrysanthèmes cultivés en Ontario. Bruce Power s’est ensuite adressée à elle au sujet du potentiel d’utilisation du rayonnement gamma comme moyen de lutte contre les insectes nuisibles dans l’agriculture ontarienne.

« Je leur ai parlé du problème lié au charançon du poivron, car je savais que les producteurs étaient à court de solutions », dit-elle. Continuer la lecture