Des attaches biodégradables diminuent l’utilisation de plastique dans les serres

Par Lisa McLean

Guelph – Le secteur serricole de l’Ontario a réalisé des progrès technologiques considérables en gestion de l’eau, des nutriments et de l’énergie pour assurer une production à haut rendement à longueur d’année pour des cultures comme les tomates, les poivrons, les herbes, les petits fruits et une grande variété de légumes verts.

Pourtant, malgré son bilan environnemental positif, le secteur demeure un grand utilisateur de plastique, surtout sous forme de petites attaches qui soutiennent les plantes de tomates dans la serre. Ces attaches font partie intégrante de la production de tomates de serre, mais elles finissent souvent dans les sites d’enfouissement parce qu’elles peuvent contenir des résidus de tiges et de branches.

À présent, de nouvelles recherches menées à l’Université de Guelph visent à remplacer les attaches en plastique par des attaches biodégradables d’origine végétale, ce qui faciliterait le compostage des tiges et des branches des tomates et d’autres cultures à la fin de leur cycle de vie, réduirait la quantité de déchets dans les sites d’enfouissement et diminuerait l’empreinte carbone du secteur serricole.

« À l’heure actuelle, ces structures de soutien sont fabriquées principalement en polypropylène, mais il s’agit d’un plastique dérivé du pétrole qui est non renouvelable et non biodégradable », explique Manjusri Misra, professeure aux départements de génie biologique et d’agriculture végétale de l’Université de Guelph.  Continuer la lecture

Vers une culture locale de fleurs pour répondre à la demande croissante pour des aliments aux arômes floraux

Par Lilian Schaer

Vineland – En pensant aux différents aliments cultivés localement, les fleurs ne viennent généralement pas à l’esprit des Ontariens, mais cela pourrait être appelé à changer prochainement.

Les chefs professionnels les utilisent depuis des années, et les chercheurs du Vineland Research and Innovation Centre (Vineland) ont récemment fait équipe avec l’entreprise Freeman Herbs de Beamsville pour examiner les préférences des consommateurs en ce qui concerne les fleurs comestibles.

« Les fleurs comestibles servent principalement de garniture, surtout dans les salades, mais elles sont également utilisées dans les raviolis, les sushis ou les produits de boulangerie », explique Alexandra Grygorczyk, chercheuse de l’équipe de recherche sur les tendances de consommation au Vineland. « La consommation de fleurs fait partie de traditions culinaires dans diverses cultures, mais elle devient de plus en plus courante à mesure que la culture gourmande gagne en popularité. »

Quelques années passées, Mme Grygorczyk a mené des recherches sur les préférences des consommateurs pour les plantes comestibles comme les fraises, les framboises et les groseilles. Ces recherches portaient également sur quelques variétés de fleurs comestibles. Plus d’un tiers des répondants ont indiqué qu’ils préféreraient acheter des fleurs comestibles pour leur jardin plutôt que des plantes traditionnelles comme les fraises et les framboises. Continuer la lecture

Redéfinir les « super-aliments » : Cet additif pour l’eau à base de maïs combat le feu

Par Lisa McLean

Belleville – Les pompiers utilisent généralement des mousses et des gels à base de pétrole pour maîtriser les incendies, mais les effets persistants de ces produits – sur le sol, les voies navigables et les pompiers eux-mêmes – ont récemment été remis en question.

À présent, un nouveau concurrent est arrivé sur le marché; il s’avère aussi efficace que les mousses traditionnelles et il est fabriqué entièrement à partir de produits alimentaires, dont du maïs de l’Ontario.

L’entreprise FireRein, située à Napanee, est la grande idée de l’ancien pompier Quincy Emmons et de l’entrepreneur de la région Steven Montgomery. Au printemps 2018, l’entreprise a annoncé une entente avec Ethonus, une société de portefeuille technologique américaine, pour développer les possibilités d’utilisation du produit Eco-GelMC au sein de l’armée américaine.

« Eco-Gel est un additif pour l’eau breveté qui se transforme instantanément en hydrogel extincteur lorsqu’il est ajouté à un courant d’eau aux concentrations requises », explique Rui Resendes, président-directeur général de FireRein. « Il a été prouvé qu’Eco-Gel permet d’éteindre les feux de classe A et de classe B en moitié moins de temps que les mousses et gels traditionnels. » Continuer la lecture

Une ferme intelligente grâce à « l’Internet des objets »

Par Lisa McLean

Kitchener – Et si la surveillance des réglages de température était automatisée et qu’un silo pouvait lui-même aviser les fournisseurs lorsqu’il est presque vide?

Voici l’idée derrière une toute nouvelle forme de technologie que l’on appelle « l’Internet des objets » (IdO), qui permet aux fermes et aux entreprises œuvrant dans le domaine alimentaire au Canada d’obtenir de meilleurs résultats commerciaux.

Kyle Arbuckle, de l’entreprise blueRover située à Kitchener, en Ontario, indique que l’agriculture et l’alimentation constituent un secteur important pour l’entreprise, qui sert des clients partout en Amérique du Nord.

Dans le domaine de l’agriculture, blueRover met au point de nouvelles façons rentables de prévenir les producteurs agricoles lorsque les conditions ne sont pas optimales à la ferme et au sein de la chaîne du froid.

« Nos activités sont axées sur l’innocuité des aliments et les autres résultats commerciaux qui permettent aux entreprises d’atténuer les risques, d’assurer la conformité, de diminuer les coûts et de se distinguer des concurrents », affirme M. Arbuckle. Continuer la lecture

Des pelouses plus durables grâce à des recherches menées en Ontario

Par Tiffany Mayer

Michael Brownbridge éprouve un grand respect pour une simple pelouse.

Tout d’abord, l’herbe possède une remarquable capacité de survie. Pendant les sécheresses, ces plaques d’herbes brunes qui semblent mortes sont tout simplement en dormance jusqu’à ce que les prochaines grandes pluies leur redonnent leur couleur verte resplendissante.

Durant les journées chaudes, les pelouses expulsent l’humidité présente dans l’air pour refroidir les environnements urbains.  Elles agissent également comme des éponges qui retiennent l’humidité après de fortes pluies pour ensuite la libérer lentement au profit des arbres et autres plantes qui poussent à proximité. Elles ont également la capacité de retenir et de filtrer les polluants.

« C’est une des plantes les plus exceptionnelles de la planète », affirme M. Brownbridge. Continuer la lecture