Des pelouses plus durables grâce à des recherches menées en Ontario

Par Tiffany Mayer

Michael Brownbridge éprouve un grand respect pour une simple pelouse.

Tout d’abord, l’herbe possède une remarquable capacité de survie. Pendant les sécheresses, ces plaques d’herbes brunes qui semblent mortes sont tout simplement en dormance jusqu’à ce que les prochaines grandes pluies leur redonnent leur couleur verte resplendissante.

Durant les journées chaudes, les pelouses expulsent l’humidité présente dans l’air pour refroidir les environnements urbains.  Elles agissent également comme des éponges qui retiennent l’humidité après de fortes pluies pour ensuite la libérer lentement au profit des arbres et autres plantes qui poussent à proximité. Elles ont également la capacité de retenir et de filtrer les polluants.

« C’est une des plantes les plus exceptionnelles de la planète », affirme M. Brownbridge. Continuer la lecture

Des marchés à échelle mobile de prix facilitent l’accès à des fruits et légumes frais

Par Lisa McLean

Guelph – Des centaines de variétés de fruits et de légumes sont cultivées en Ontario chaque année, mais de nombreux Ontariens ont encore de la difficulté à accéder à ces aliments. À présent,  un programme novateur d’accessibilité alimentaire mené à Guelph aide les membres de sa collectivité à acheter des fruits et légumes frais.

The SEED, un projet alimentaire communautaire qui met en œuvre des programmes pour remédier à l’insécurité alimentaire dans la collectivité, offre des marchés hebdomadaires d’aliments frais et abordables dont les prix sont établis selon une échelle mobile. Ces marchés, ouverts quelques heures par semaine dans deux quartiers de Guelph, offrent une grande sélection de fruits et de légumes frais aux résidents qui pourraient avoir de la difficulté à manger sainement, notamment en raison de leur revenu ou de problèmes à se déplacer.

« À notre marché, c’est le client qui choisit ce qu’il veut payer », explique Becca Clayton, coordinatrice des marchés alimentaires communautaires du programme The SEED. « À l’extrémité inférieure de l’échelle, nous fixons les prix aussi bas que possible tout en nous assurant de couvrir nos frais. L’extrémité supérieure correspond au prix de détail. Les clients peuvent payer le prix de détail ou le prix réduit, ou encore choisir un prix entre les deux – nous ne leur posons pas de questions. »

Bien que le premier de ces marchés ait ouvert ses portes au Centre de santé communautaire de Guelph, au centre-ville, il y a moins d’un an, ce programme est déjà en pleine expansion. En avril 2018, un deuxième marché s’est installé dans l’Est de la ville, dans un secteur qualifié de désert alimentaire (c.-à-d. situé à une grande distance des épiceries). Continuer la lecture

Technique de stérilisation des insectes prometteuse pour la lutte contre un insecte ravageur du poivron de serre

image: parLilian Schaer, AgInnovation Ontario

Par Jane Robinson

Les producteurs de poivrons de serre de l’Ontario sont aux prises avec un insecte ravageur très envahissant, mais ils ne disposent que de très peu de moyens de lutte efficaces pour en venir à bout. En effet, le charançon du poivron menace le secteur ontarien du poivron de serre de 420 millions de dollars – une culture à rentabilité élevée qui couvre une superficie d’environ 520 hectares (1 285 acres) en Ontario.

Une chercheure de l’Université de Guelph, Dre Cynthia Scott-Dupree, met actuellement à l’essai une stratégie de lutte génétique qui pourrait bien apporter aux producteurs un espoir dont ils ont tant besoin.

« Le charançon du poivron a commencé à causer d’importantes pertes économiques en Ontario en 2015 », affirme Mme Scott-Dupree, professeure à l’École des sciences de l’environnement et titulaire de la chaire Bayer en matière de lutte antiparasitaire durable. « Aucun insecticide efficace contre l’insecte adulte n’existe vraiment, et les dommages directs causés aux poivrons ne sont pas apparents tant que le fruit n’est pas coupé. »

Les charançons femelles adultes pondent un seul œuf dans une perforation à la surface du poivron. Après l’éclosion de l’œuf, les larves s’alimentent à l’intérieur du poivron. L’insecte adulte émerge à l’intérieur du fruit, s’y alimente un peu plus, s’y accouple, puis en sort. Et le cycle recommence.

Il y a environ cinq ans, Mme Scott-Dupree a commencé à travailler à la mise au point d’une technique de stérilisation des insectes (TSI) visant à lutter contre la mineuse s’attaquant aux chrysanthèmes cultivés en Ontario. Bruce Power s’est ensuite adressée à elle au sujet du potentiel d’utilisation du rayonnement gamma comme moyen de lutte contre les insectes nuisibles dans l’agriculture ontarienne.

« Je leur ai parlé du problème lié au charançon du poivron, car je savais que les producteurs étaient à court de solutions », dit-elle. Continuer la lecture

Les capteurs et la chaîne de blocs améliorent le bien-être des animaux durant le transport

Par Lilian Schaer

Guelph – Un nouveau système de contrôle des animaux d’élevage par capteurs pourrait rassurer les éleveurs, les entreprises alimentaires et les consommateurs quant au fait que les animaux sont traités sans cruauté durant le transport.

Un dispositif baptisé Transport Genie surveille les conditions microclimatiques à l’intérieur des remorques à bétail et transmet cette information à tous les utilisateurs de la chaîne d’approvisionnement grâce à la technologie des chaînes de blocs.

La chaîne de blocs est un grand livre comptable virtuel où sont enregistrées toutes les transactions effectuées dans une chaîne d’approvisionnement; l’information est transmise à la chaîne par voie numérique sous forme de blocs liés les uns aux autres qui tiennent lieu de trace écrite, et les permaliens qui relient les blocs éliminent le risque de falsification des données.

« À l’heure actuelle, les dispositifs surveillent des conditions comme l’humidité et la température à l’intérieur d’une bétaillère, mais dans l’avenir, ils pourraient aussi surveiller des conditions comme les taux de CO2, les accélérations et le freinage pour fournir l’assurance que les animaux arrivent à destination sains, saufs et en bonne santé », explique Kristen Celotto, membre de l’équipe de développement de Transport Genie. « Et si des animaux subissent des blessures ou meurent durant le transport, les capteurs peuvent indiquer les circonstances et le moment de l’incident. » Continuer la lecture

La recherche contribue à donner aux vins de l’Ontario une reconnaissance mondiale

Par Tiffany Mayer

St. Catherines (Ontario) – Le verre est à moitié plein quand il s’agit de recherche en matière de raisin et de vin en Ontario. Mais il se remplit de plus en plus grâce aux recherches menées par l’Institut Cool Climate Oenology and Viticulture (CCOVI) de l’Université Brock.

Créé en 1996 en partenariat avec les Grape Growers of Ontario, le Wine Council of Ontario et la Winery and Grower Alliance of Ontario, l’institut de recherche s’est penché sur plusieurs enjeux importants liés à la viticulture et à la production du vin, rehaussant du même coup la renommée de la boisson locale vers un niveau international.

Cela a permis ainsi de s’attaquer aux effets néfastes de la coccinelle asiatique qui, présente dans les grappes, sécrète une substance pouvant altérer la vendange et modifier les riches arômes du vin lors de son processus de fermentation. Il a fallu consacrer vingt années de recherche à la production de vin de glace et à son appellation réservée pour en assurer l’authenticité des versions canadiennes du nectar sucré.

Les effets du changement climatique sur le raisin étant de plus en plus présents, la production de vin mousseux, le resvératrol et l’industrie vinicole ontarienne retiennent l’attention des chercheurs du CCOVI dans l’intérêt des viticulteurs et des producteurs de vin de l’Ontario. Continuer la lecture